TENTATIVE D’ASSASSINAT DU CHEIKH ALI BENHADJ

                Jeudi 30 juillet 2015, 20h 30. Le cheikh Ali Benhadj arrive au domicile d’un ami qu’il visite du reste assez souvent. L’ami en question est un ancien militant de base du Front Islamique du Salut et pour la petite histoire, même pas structuré au sein du parti. Cependant,  les deux hommes partagent ensemble beaucoup d’idéaux et de concepts.

               Vers 22h l’hôte accompagna en voiture le cheikh et le déposa aux environs de 22h 30 à l’entrée de son domicile. Sur le chemin du retour, et à quelques centaines de mètres de là, alors que la voiture roulait à 40 Km/h et sur une petite cote, une explosion et un grand bruit sourd permanent, la direction du véhicule devenant quasi incontrôlable. Une fois à l’arrêt, le chauffeur constata que la roue avant droite était complètement à plat. Le pneu était pourtant neuf et n’avait jamais crevé auparavant.

               Il mit du temps à installer la roue de secours retardé par l’arrivée d’une Peugeot 301 blanche immobilisée dans une obscurité totale à peine à 1 mètre du véhicule en panne. Il finit quand même par rentrer un peu avant minuit, et le lendemain vendredi il remit à un vulcanisateur la roue à réparer. Après examen la sentence est sans appel. La roue, des suites d’une entaille effectuée au couteau est irréparable. Il est inutile de s’attarder sur les différents scénarios possibles qui ne feront que grossir inutilement la taille de ce compte rendu et nous égarer de la vérité. 

               L’attaque, parce que s’en est une, ne pouvait être l’œuvre que d’un professionnel. L’entaille du couteau n’avait pas complètement transpercée l’enveloppe pneumatique laissant environ un mm de gomme préservant ce faisant l’apparence normale de la roue au démarrage.    

               La crevaison subite devait avoir lieu pendant que la voiture roulait et ce par suite de l’augmentation normale des pressions et de la température, deux données elles mêmes fonction de la vitesse et du temps de parcours du véhicule. Au départ, et au lieu dit la ‘‘cote’’ sur l’autoroute de Ben aknoun, les deux amis roulaient à 110 km/h. On imagine les conséquences de l’éclatement du pneu avant droit à cette vitesse. Tous les spécialistes confirmèrent que la voiture aurait certainement fait plusieurs tonneaux et elle aurait ensuite probablement été percutée par les véhicules roulant à vive allure sur le périphérique à cette heure tardive.

               Dans ces conditions, on imagine le massacre. Les deux hommes pouvaient-ils échapper à la mort ? Et si mort il y avait, elle aurait été certainement imputé à l’excès de vitesse et l’évènement serait venu grossir les statistiques des accidents de la circulation. Mais Dieu, à travers son immense grâce en a voulu autrement faisant échec aux véritables extrémistes, aux vrais terroristes, aux authentiques tueurs, ceux pour qui la vie n’avait aucune valeur ne tirant profit que de la mort, de la rapine, de la corruption et de l’écrasement des autres.

               Dire que le cheikh Ali Benhadj dérange constitue une lapalissade, une tartufferie. Pour des raisons diverses et propres à chacun, que nous tairons pour le moment, les deux clans antagonistes qui se disputent le pouvoir en Algérie souhaiteraient grandement la mort du cheikh. Cependant, profondément convaincu que le destin des hommes demeure un parcours appartenant totalement, entièrement et exclusivement à Dieu, cet évènement ou cette minable et non moins morbide manœuvre ne saurait faire reculer le cheikh Ali Benhadj du chemin de la noblesse des âmes à l’instar de tous ceux qui œuvrent avec lui, et ou en parallèle, pour la consécration de l’état de droit dans notre pays. Nous continuons et continuerons à nous battre en attendant de rencontrer notre destin, en attendant de rencontrer Dieu. Faites Ya ALLAH que se soit avec un cœur sain.

               Après avoir entendu le récit de l’évènement de la bouche de cet ami du cheikh et constaté de visu l’état du pneu incriminé, nous posons la question :

                          Le cheikh est-il au courant ?

                          Absolument pas fut la réponse.

A l’heure ou nous écrivons, le cheikh ignore encore les faits, mais de notre coté,  nous veillerons à l’avenir pour que toute malversation qui pourrait toucher un des nôtres soit étudiée sur toutes ses coutures pour faire payer les assassins ne serait ce que devant l’histoire en rendant compte de leurs méfaits.

 

DJEDDOU Mayara

                         

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