LE COUT D’UNE MARCHE POUR LA MOSQUEE EL AQSSA

Sortis après la prière du Vendredi de la Mosquée El Ouaffa Bil Aahd de Kouba dans la banlieue algéroise pour une marche pacifique organisée en soutien aux Palestiniens engagés dans la défense de la mosquée EL AQSSA, troisième lieu saint de l’Islam menacé de destruction par l’ennemi sioniste,  près de 500 à 600 fidèles et à leur tête le Cheikh Ali BENHADJ eurent à subirent la foudre de la police.

Dans son allocution, à l’intérieur de la mosquée, juste avant le début de la marche, Le Cheikh Ali BENHADJ avait pourtant énormément insisté sur le caractère pacifique de cette action, détaillant les motivations et le parcours de la marche pour justement éviter toute confrontation avec une police qui nous avait habitués à plus de professionnalisme et de sérénité en matière de gestion des foules. Ceux qui ont vécu l’évènement ne peuvent s’empêcher de penser que les policiers en grand nombre étaient là pour en découdre. Avaient-ils reçu des ordres en ce sens? Et pourquoi la présence des forces des URS (Unité républicaine de sécurité) anciennement dénommées CRS rattachées au ministère de l’intérieur et de celles des BRI (Brigade rapide d’intervention) utilisées dans l’antiterrorisme (lors de l’attaque de Tiguentourine par exemple) et dépendant du DRS donc du ministère de la défense ? Est-ce là la clef de tant de violence ? Et auquel cas pourquoi ? La combinaison dans l’action entre ces deux corps aux hiérarchies différentes laissent croire que la manifestation des policiers à laissé des traces en haut lieu. Ce corps ‘‘républicain de sécurité’’ est il en perte de confiance ? l’avenir nous le dira.

Toujours est-il que la marche destinée à soutenir l’action des Palestiniens pour sauver EL AQSSA fut violemment réprimée. Violence et répression sont des euphémismes, ils constituent des termes très faibles eu égard au nombre de marcheurs blessés et au sang versé qui le plus et qui le moins par une dizaine d’entre eux. Plusieurs dizaines d’autres fidèles souffrent de divers traumatismes ou de contusions suites à la bastonnade tous azimuts des policiers.

Ce fut une véritable attaque déclenchée contre des citoyens totalement surpris en cette veille du soixantième anniversaire du déclenchement de la glorieuse révolution de novembre . Des scènes de violence, en plusieurs points, semblables à quelques unes que nous sommes malheureusement habitués à voir sur nos petits écrans au cours des Intifada en territoire occupé et cela au moment ou la presse nous informait quelques jours plutôt de la mise en œuvre d’un code de conduite  ou de déontologie destiné à régir le comportement du corps de la police dans ses actions et notamment celles envers les citoyens.

Le Cheikh Ali BENHADJ lui, fut fauché par un policier en civil. Mis violemment à terre, il fut trainé par quatre policiers ou membre des BRI qui chacun tirait de son coté donnant l’impression de vouloir le démembrer. Ils hésitaient en fait sur la direction à prendre compte tenu des ordres et contre ordres émanant de différents officiers sur le véhicule devant emmener le Cheikh Ali quelque part dans une des bâtisses de la police et cela sans se préoccuper outre mesure de la torture qu’ils faisaient subir à l’homme. Il ne fut pas le seul à avoir été arrêté, au moins une douzaine de personnes le furent également et avec tout autant de brutalités.

Cela eut pour effet d’exacerber les fidèles qui avaient décidé d’observer un seat in et de ne quitter les lieux qu’à la libération et au retour du Cheikh Ali BENHADJ à la mosquée. L’arrivée du Cheikh peu avant la prière d’El ASR avait ensuite provoqué l’émoi des fidèles. Le Cheikh marchait très difficilement. Il boitait alors qu’il était pourtant soutenu par deux personnes. On ne pouvait regarder cette scène sans en être retournée. Il prit la parole et avec une voie faible, à peine audible, il exprima son étonnement devant tant de violence pour mettre fin à une action pacifique se voulant exprimer la solidarité des Algériens avec leurs frères Palestiniens. En essayant d’élever la voie, il poussa un cri de douleur et porta sa main droite au niveau de son cœur. Une douleur qui le faisait grimacer et qui provenait certainement de ses cotes par suite des étirements ou des coups peut être subits. S’il laissait les fidèles violentés libre de se plaindre ou pas à la justice, il annonçait quant à lui laisser Dieu panser ses blessures et lui faire réparation.

BEN SI SAID

Français

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain afin d'éviter les soumissions automatisées spam.
2 + 3 =
Solve this simple math problem and enter the result. E.g. for 1+3, enter 4.