Le FMI, en contrepartie du dépôt monétaire de 5 milliards $, octroie des DTS (Droits de tirage spéciaux), à quoi pourrait servir ces DTS pour l’Algérie ?

C’est au domicile du Cheikh Ali DJEDDI, le 27 octobre  soit le deuxième jour de l’Aid El Adha que j’ai pu recueillir les propos rapportés ci-dessous. Initialement ma visite entrait dans le cadre de cette grande fête religieuse citée plus haut mais, ayant rencontré également et par pur hasard dans les mêmes lieux messieurs Kamel GUEMAZI et Fouad DELICI je n’ai pu m’empêcher de demander l’autorisation de poser quelques questions pour le besoin de nos lecteurs. Ci-dessous repris l’essentiel de cet entretien et mis à part les deux dernières questions sur le FMI  et la loi sur les hydrocarbures dont la réponse est individuelle, toutes les autre réponses constituent une synthèse des propos des trois personnalités du FIS. Je voudrais m’excuser auprès d’eux pour toute éventuelle mauvaise traduction de leurs propos.

Salah El Batni : Le FIS en tant que mouvement existe-t-il encore ?

        Il y va sans dire qu’on ne peut tuer la société et partant, le FIS qui reste un des plus importants composants politiques de la société algérienne ne peut mourir. On pourrait s’en prendre à ses dirigeants, ses militants, il en restera toujours beaucoup de choses.   

        Ebranlé par un séisme destructeur d’une amplitude inégalée, le FIS en sort  renforcé, mieux, drapé de la symbolique « résistance aux malversations de toutes sortes, l’illégitimité politique en tête » il s’est inséré d’autant, et dans l’histoire contemporaine de notre pays et dans l’imaginaire de notre nation. La jeunesse algérienne tourmentée découvre aujourd’hui grâce à la toile tous les contours d’une répression dirigée, à travers les militants du FIS, contre le droit, la justice et la morale, par une caste dont l’unique souci reste le Pouvoir et qui pour le garder en ces temps « printanier ? » met en balance l’ensemble des ressources de l’Algérie et jusqu’à la souveraineté nationale au moment ou nous célébrons par ailleurs le « 50ème anniversaire de l’indépendance » et le martyr de 1,5 millions d’Algériens, offert pour que vive fièrement et honorablement l’Algérie.

Rien, absolument rien de consistant, aucune valeur ajoutée à caractère nationale n’a pu se faire en Algérie (en l’absence du FIS) vingt ans durant, et ce dans tous les domaines alors que les fuites révélées par wikileaks renseignent sur le niveau de la corruption et de ses opérateurs. Notre industrie assassinée, notre agriculture agonise. Tous niveaux confondus, notre jeunesse dévalorisée, déconsidérée,  navigue à travers les dédales de l’informel, du chômage endémique pour tenter de fuir ces voies sataniques offertes à savoir la délinquance ou la harga. Le Pouvoir nous piétine, et nos divisions, nos faiblesse couplées au désespoir, nous prend à la gorge, nous angoisse et nous plantent.

        Ceci étant, que le droit d’exercer librement et au grand jour la politique soit accordé au FIS et l’on pourrait ensuite mesurer grandeur nature le potentiel dans toutes ses dimensions de la présence du FIS dans l’échiquier politique national.

Salah El Batni : Une certaine presse arabophone croit savoir que pour avoir déclaré son intention d’intenter à la vie du cheikh Ali BENHADJ un individu a été arrêté le vendredi 5 octobre (Excusez du peu) au niveau de la mosquée située à jolie vue Kouba.

        Pour ce faire une idée de la genèse de ce qui se trame, il est utile de revenir aux communiqués publiés sur le site du Cheikh par sa cellule d’information et également publié sur le site officiel du FIS par vos soins. Inutile donc de revenir aux détails de ce qui semble être les préparatifs d’un traquenard dont les relents sentent celui du fameux Naim et son rôle dans l’assassinat du Cheikh Abdelkader HACHANI (Rahimahou ELLAH).

        Rappelons cependant que le cheikh Ali BENHADJ a refusé de porter plainte contre ce virtuel pseudo assassin comme il le lui fut demandé de faire par les Policiers en charge du dossier. Le cheikh a tout simplement informé ces policiers, qu’il ne doutait nullement de leur honnêteté, probité, sincérité et intégrité professionnelles et de la réalité de leur enquête dans le cas d’espèce, mais a tenu à faire part de ses doutes sur l’authenticité même de toute cette affaire en expliquant clairement que la police pourrait être intoxiquée par des faits préfabriqués et dont les objectifs pourraient être multiples ou éventuellement justes destinés à lui faire confectionner un dossier pour tentative d'homicide volontaire à utiliser, si besoin est,  pour entre autres polluer et tromper, moins la justice que l’opinion.

        L’institution policière ne peut être totalement à l’abri d’une instrumentation ayant pour vocation principale de formaliser et de donner crédit à une thèse (le dossier en question venant à l’appui) qui serait rendue publique au moment opportun. Les commanditaires se situeraient selon le cheikh en dehors de la dite institution.

        Le vol, la nuit de l’AÏD EL ADHA de la voiture du Cheikh Ali trouvée le lendemain matin incendiée à quelques kilomètres du lieu du vol confirme à nos yeux les doutes du Cheikh Ali et nous inquiète donc vivement. L’occasion nous est ici donnée pour faire appel, en notre nom, et aux noms de l’ensemble des dirigeants et militants du FIS, aux défenseurs des droits de l’homme partout dans le monde, tout comme nous adressons notre appel à l’ensemble de la classe politique algérienne et la société civile leur demandant de se mobiliser et de tout entreprendre pour éviter que n’aboutisse une action certainement déjà mouvementée et destinée probablement à ne prendre fin qu’avec l’assassinat du cheikh Ali BENHADJ.

Salah El Batni : Pourquoi voler et incendier la voiture du Cheikh ?

        L’affaire du virtuel pseudo assassin d’abord, le vol et l’incendie de la voiture ensuite, tendent à travailler l’opinion publique et à la préparer entre autre à avaliser l’acte final qui reste l’assassinat du Cheikh Ali en faisant croire à l’existence, au sein des familles victimes du terrorisme, d’un sentiment malfaisant ou de vengeance, pouvant aller jusqu’au meurtre. Un sentiment que l’on veut mettre en scène à travers les provocations sus mentionnés et qui puent le montage factice sachant que le Cheikh Ali, libre depuis 2003 ne fut jamais ainsi menacé et  l’expression de ce virtuel ou imaginaire sentiment, coïncide bizarrement avec l’activité politique et les prêches récents du  Cheikh donnés chaque vendredi au niveau de la mosquée de Kouba et repris sur la toile. Remarquez que le virtuel pseudo assassin fut décrit au cheikh par la police comme étant un psychopathe, drogué et le clou, ayant un gendarme dans la famille tué au cours de la tragédie nationale. Ne pouvant de nos jours dans la capitale algérienne imputer un assassinat aux terroristes comme il le fut pour ce monument qu’était Abdelkader HACHANI (Rahimahou ELLAH), il serait plus crédible de l’imputer  à quelques descendants de victimes du terrorisme. Et à cet effet, nous réitérons encore une fois et énergiquement notre appel en direction de toutes les forces vives du pays, pour faire barrage à un assassinat programmé aux conséquences immédiates et à moyens termes pouvant être désastreuses pour le pays.

Salah El Batni : D’aucuns pensent que ce scénario est simplement destiné à faire peur à l’ensemble de ses proches afin de les obliger individuellement ou collectivement a exercer sur le Cheikh Ali des pressions  destinées à atténuer ses déclarations.

        C’est réellement méconnaître le Cheikh Ali dont l’action politique en cours ne constitue pas un simple engagement pour une simple cause politique ou  même religieuse. Son authenticité, absolument palpable dans l’expression de ses idées et actes, a quelque chose de candide et laisse toujours transparaitre une pureté dans la foi et l’engagement que reconnaissent en lui, ses proches, amis etc... Mis à part, l’ensemble de ses adversaires.

        Ses motivations pour la consécration du droit, de la justice, de la cause divine demeurent fondamentalement l’objet d’une vie, de sa vie et il ne peut donc, et en aucun cas se plier aux pressions d’où quelles viennent, non pas parce qu’il ne veut pas mais parce que sa nature, son honnêteté et sa foi ne le lui permettent pas. A titre d’illustration, rappelons qu’en 1983 il fut condamné par la cour de sureté de l’état siégeant alors à Médéa à 5 ans de prison pour un mobile imaginaire (Il aurait volé des explosifs dans une carrière dans la wilaya de Jijel dont il ne s’était jamais rendu à l’époque). Il  passa quatre années dans les cellules de Berrouaghia et de Lambez avant qu’on ne lui fasse savoir qu’il venait de bénéficier d’une grâce présidentielle. Il demanda tout simplement que son innocence soit reconnue ou qu’on le laisse purger entièrement sa peine. Il expliqua alors clairement à ses geôliers en chef, qu’accepter cette grâce revenait à ses yeux à admettre sa culpabilité. Il refusa donc d’être libéré.

        Au moment de son arrestation en 1983, il avait laissé sa femme enceinte de quelques mois et son ainé âgé à peine d’une année, ce qui rend à notre sens légitime la question : quel prisonnier, aussi innocent que pourrait être un nourrisson, aurait refusé par le biais d’une grâce de rejoindre aussi rapidement que faire se peut les siens après quatre années de détention, rejoindre aussi vite que possible cette fillette qu’il n’avait jamais serrée dans ses bras puisque née alors qu’il était en détention ?

        Il fut emprisonné pour l’année restante dans une maisonnette à Ouargla sous la garde de l’armée. Il fut libéré en 1988 juste à temps pour participer et de quelle manière aux évènements d’octobre.

        Ce petit épisode est rapporté uniquement dans le but de permettre aux lecteurs d’entrevoir les contours d’une personnalité sincèrement hors du commun, presque hors temps.

Salah El Batni : Il ne peut donc changer d’avis ?

        Une chose pourrait cependant l’infléchir, l’ultime conviction que son action n’épouse pas le sens du bien et des intérêts des Algériens. Comment procéder alors pour ce faire, partant que l’épisode du virtuel assassin tout comme celui de la voiture incendiée tendent à faire croire que son action, ses déclarations portent, et donc dérangent grandement le despotique establishment et doivent donc être poursuivies ? Nous sommes persuadés de notre coté que le Cheikh Ali gêne un arrangement, un complot en cours, une politique, bref, il dérange réellement et certainement le régime qui pourrait envisager de l’éliminer comme il fut fait avec notre frère HACHANI en 1999.

Salah El Batni  : Le 29 novembre auront lieu les élections locales, une avancée ?

        Abandonné par son peuple, l’Algérie est devenue handicapée moteur. Elle le sait, elle ne peut plus marcher et a cessé donc d’avancer depuis ce terrible, ce tragique assassinat du processus électoral de janvier 1992. "Ces élections seront sans aucun doute possible aussi libres, aussi transparentes et honnêtes que ne le furent les élections du 10 mai dernier" ? Et comment pourrait-il en être autrement ?

        Indéniablement, toute élection en Algérie, de part ses mobiles, ses préparatifs, son déroulement, ses résultats affichés, exprime une maltraitance, une flagellation à l’orgueil, au « nif » algérien en général pour éviter de titiller uniquement une intelligentsia soumise.  

        En effet, considérant le centralisme politique, économique, sociale etc… du régime algérien d’une part, l’existence officielle d’un seul programme, en réalité virtuel, celui dit du locataire d’El Mouradia d’autre part, comment interpréter qu’une cinquantaine de listes soient au départ de cette fausse course ? Quelle rémunération pour ces figurants qui ne se font point d’illusions et qui participent  à maintenir en place un système politique qu’ils disent par ailleurs combattre ? Se prennent-ils aux sérieux, dans leurs prêches et suffisances guignolesques ?  

        Prétendre participer aux joutes locales pour assurer la stabilité politique de l’Algérie ou pour sauvegarder la souveraineté nationale prêterait à sourire n’était-ce le caractère tragique de la situation du pays. Ce type de déclaration d’une manière générale n’exprime en aucun cas une position politique tout comme il ne constitue aucunement une tartufferie, il est tout simplement et juste question de rappeler une collaboration engagée aux bons souvenirs du système, de cette grande administration tant décriée, pour bien considérer la part attribuée au moment du partage de la galette. En somme, une mendicité moderne version parvenus. La nausée monte au nez.   

        Par ailleurs, et en l’absence de tout critère de choix objectif (il reste le physique et auquel cas les conseils des physionomistes ne seraient pas inutiles) l’ultime offense de ce coûteux et faux carnaval, demeure encore et toujours l’invitation faite aux sous citoyens que nous sommes à répondre en masse aux sollicitations des prédateurs pour juste se faire comptabiliser, filmer peut être et donner ainsi quelques crédits au burlesque.

Salah El Batni  : La presse s’est faite l’écho dernièrement des avantages de la nouvelle mouture de la loi sur les hydrocarbures, quelle en est votre lecture ?

Fouad DELICI : Nouveau ministre, nouvelle mouture de la loi, instabilité de la législation en la matière qui loin de rassurer inquiète. Le manque d’ardeur des entreprises pétrolières internationales aux appels d’offres de Sonatrach semble plus constituer un signe de frilosité, envers l’instabilité de la législation algérienne en particulier et l’instabilité politique du pays en générale, plutôt qu’envers un manque d’incitations d’ordres économiques et financiers. L’esprit de la nouvelle loi, à en croire la presse, semble plus obéir à des considérations politiques qu’économiques. En effet, on peut traduire ou interpréter les dispositions connues de la nouvelle loi comme reflétant une volonté manifeste d’accélérer l’assèchement des gisements à l’aide d’une surproduction effrénée.   

        Dans les faits, les dispositions de cette loi n’apporteront pas plus de nouvelles recettes au pays mais égaliseront tout au plus, et ce dans le meilleur des cas, le manque à gagner dû aux incitations fiscales accordées aux nouvelles entreprises selon les informations rapportées par la presse et prêtée au ministère de l’énergie. La nouvelle loi n’est pas encore publique, elle est officiellement toujours en « débat » à L’APN et à ce titre, on ne peut commenter malheureusement que les dispositions rendues publiques. Celle devant nous permettre d’acheter en territoire algérien (Pour économiser le prix de transport nous dit-on) une quantité de pétrole algérien, produit à partir des puits algériens et pour les besoins de la consommation algérienne et présentée comme géniale par ses concepteurs est plutôt à nos yeux absolument et totalement débile et ne mériterait pas d’être commentée ou évaluée, et pourtant.

        Depuis déjà les années 80 et avec plus d’insistance ces derniers temps, le Pouvoir ne cesse d’agiter à la face des Algériens le spectre de l’imminence de l’épuisement des puits pétrolier et comble de la contradiction, au moment ou ce même Pouvoir accorde par ailleurs des facilitées à des entreprises étrangères pour doper la production pétrolière et accélérer donc le tarissement des gisements qu’il semble ou donne l’impression de  craindre avec comme conséquence la fructification de réserves de change fondamentalement utile dans tous les cas de figure uniquement pour les économies occidentales.

         Le Pouvoir croit également savoir que la consommation énergétique et donc les besoins pétroliers du pays croient d’une manière presque exponentielle au moment ou, indices macroéconomiques mis à part (Grands équilibres financiers réalisés par les recettes pétrolières), l’économie algérienne fonctionne uniquement autour de l’importation et donc son industrie, son agriculture, grandes consommatrice d’énergie, mais génératrice de richesses agonisent. La consommation énergétique est donc essentiellement domestique, elle s’opère grandement sans contre partie à mettre encore au compteur du pillage d’une ressource nationale privatisée.

        Passer, en guise d’incitation, d’une taxation opérée à partir du chiffre d’affaire, à un ratio calculé sur le TRP donc à partir du profit (bénéfice net/l’investissement dédié à la production) revient à démultiplier d’une manière conséquente les recettes du trésor tant est que les possibles et éventuels investissements à venir ne pourront combler les cadeaux offerts. Ceci semble être bien perçu par le gouvernement compte tenu des coupes opérées sur la majorité des budgets présentés dans le cadre de loi de finances 2013. L’austérité, et son corollaire les privations, pointe donc au nez des Algériens devant malgré eux  payer le bien être occidental, mais excluant cependant de « l’effort de solidarité international imposé » nos députés, en leur attribuant à travers cette loi de finance, des rémunérations et indemnités faramineuses en regard à leurs contributions.

        Comme incitation aux fuites de capitaux (lorsque l’on prétend les attirer), l’abrogation de l’article 57 faisant obligation aux firmes étrangères d’investir une partie de leurs profits en Algérie, est aussi ce qui se fait de mieux. Incapable d’utiliser ses avoirs pour le seul bénéfice de l’Algérie et de son peuple, le gouvernement ouvre les vannes et encourage les multinationales à investir ailleurs le produit de ce qu’ils puisent chez nous.  

        Dériver dans l’obscurité n’est pas réel. Tout prête à penser qu’il existerait une volonté réelle de ne rien laisser et cela même aux générations futures. Il faut vraiment nous en vouloir, en vouloir vraiment à ce peuple. Il faut en vouloir avec rage jusqu’à notre progéniture pour aller dans ce sens.

Salah El Batni  : L’Algérie vient d’accorder un prêt de 5 milliards de dollars au FMI, vous adhérez ?

Fouad DELICI : Une petite précision pour dire qu’on ne prête pas au FMI. En effet, prêter signifie récupérer à terme l’objet ou le montant du prêt. Il se trouve tout simplement que le FMI, en contrepartie du dépôt monétaire opéré par un pays, octroie des DTS (Droits de tirage spéciaux) et à ce titre, cette opération pourrait être considérée comme une transaction entre le FMI et le déposant sans plus (DTS contre $). En d’autres termes, l’Algérie a déposé pour 5 milliards de dollars auprès du FMI et a reçu en contrepartie un certain nombre de DTS dont la valeur virtuelle serait celle du montant déposé. Ces DTS, bien qu’ayant une valeur virtuelle établie sur la base du dollar, de l’Euro, du Yen et de la livre sterling (environ 2,7dollars une fois les taux des monnaies constituantes du DTS reconvertis en dollars) ne constitue pas une monnaie pour autant. Pour la petite histoire, ces derniers furent crées en 1969, utilisés par deux fois par le FMI, la dernière ayant eu lieu en 1981. Pratique totalement désuète elle est remise au goût du jour en ce mois  octobre 2012 après 32 ans d’inertie pour les dindons ou les soumis que nous sommes.   

        Le FMI n’est qu’un fond monétaire international avec certes des statuts particuliers mais ne constitue pas une institution financière émettrice de monnaie. Il ne saurait en conséquence prendre la liberté de se substituer « aux banques centrales » des pays membres (environ 182 actuellement) auquel cas nul besoin pour lui de chercher à s’alimenter en fiduciaire auprès des pays à balance de paiement excédentaire pour fonctionner. D’un autre coté, si le DTS constituait une monnaie il aurait suffit simplement au FMI d’utiliser ces DTS pour secourir la Grèce d’une part et éviter de la même manière à l’Espagne et l’Italie entre autres de recourir à toute cette austérité budgétaire qui menace leurs stabilités sociale et politique.

        Il est également important de savoir que le FMI ne reprend pas ses DTS. Autrement dit la quantité de DTS propriété de l’Algérie ne constitue aucunement une créance sur le FMI et à charge donc pour notre pays de pouvoir les échanger. La question utile serait donc : «  à quoi pourrait servir ces DTS pour l’Algérie ? » Il faudrait pour notre pays arriver à négocier un accord bilatéral avec un pays tiers qui accepterait d’échanger ses devises contre des DTS, mais qui pourrait le faire en ces temps de crise appelés à durer ? Serait-il facile d’un autre coté de négocier une ligne de crédit avec un pays dit « développé » ?  

        Connaissant la crise de liquidité qui sévit de nos jours dans le monde occidental, la privatisation de l’économie en ces contrées et les règles de la mondialisation, quel pays accepterait de financer ses entreprises en monnaie fiduciaire (Monnaie qu’il ne possède pas du reste) pour les faire produire ces biens et services au coût de production réel et destinés à l’Algérie en contrepartie de DTS qui répétons le encore une fois, ne constituent pas une monnaie ? On pourrait bien sur penser à la Chine, qui possède dit-on en bons du trésor la majeure partie de la dette des Etats Unis (Réserves) et un gros excédant de son commerce extérieur grâce au dynamisme de son économie et ses facultés exportatrices (On parle de quelques milliers de milliards d’excédent et remarquez que la chine ne « prête » pas pour autant au FMI). Bien que la Chine ait besoin plus de notre pétrole que de DTS, la Chine pourrait éventuellement nous accorder une ligne de crédit dont elle dicterait la teneur en fonction de ses intérêts et de celle de ses entreprises.   

        La Chine ne pourrait cependant nous fournir notre blé et nos médicaments, elle financerait ses entreprises en difficultés (de bonne guerre) pour leurs permettre à travers une ligne de crédit ouverte en direction de l’Algérie de se débarrasser de leurs excédents industriels (stocks). Ceci étant, Je vous laisse donc en tout état de cause la liberté de déduire par vous même le pourquoi de ce « don » de 5 milliards de dollars offert par l’Algérie à l’économie occidentale. Retenez également que le reste des réserves de change de notre pays n’est nullement gelé comme on pourrait le croire auprès des banques détentrices mais tourne à plein régime pour le bénéfice de l’économie toujours occidentale. Il est et reste cependant bien gelé pour le développement en général de l’Algérie et des Algériens.

 

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