Ali Belhadj : « Les policiers ont reçu des ordres de m’interpeller chaque vendredi »

TSA - 20:15  samedi 23 janvier 2016 | Par Hadjer Guenanfa | Entretiens 

Ancien numéro deux de l’ex-Front islamique du salut (FIS), Ali Belhadj revient dans cet entretien sur son arrestation vendredi dernier et les halakate qu’il avait l’habitude de tenir après chaque prière du vendredi.

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CONSTRUCTION ET DEMOLITION

                     Ces groupes qui exigent aujourd’hui sournoisement l’arrêt de changements non encore intervenus pour la plupart du reste et qui refusent la mise en œuvre d’une constitution nouvelle dans le pays sont exactement dans leur ou la logique de 1992. Ils n’ont point évolués parce que leurs mentors n’ont point évolués. Les mêmes hommes, les mêmes méthodes. Dans cette action, l’immobilisation de la société est souhaitée, le peuple mis à l’écart, sollicitant l’armée pour offrir encore une fois le pays, inerte cette fois ci, (les forces vivent semblant ignorer les enjeux ou craindre les manipulations) au sacrifice à l’autel de la dictature de l’informel politico-économique source de tous les malheurs d’une Algérie aujourd’hui terrassée. 

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Un homme, une œuvre

 Cette fabuleuse campagne politique d’Abdelkader HACHANI pourrait être divisée en deux grandes périodes. La première va durer un peu moins de sept mois dont deux furent consacrés au redressement et à la remise en marche de la machine FIS réalisant ce faisant, l’affirmation de la nouvelle et jeune équipe à la tête du parti alors complètement à l’arrêt depuis l’action de déstabilisation et de domestication orchestrée par les services de sécurité et dont l’arrestation de l’ensemble des éléments de sa direction initiale en fut le coup d’envoi. Les cinq mois qui suivirent furent, avec comme toujours l’appui de la direction historique emprisonnée, alloués à la remise en ordre de bataille politique de l’institution FIS pour en fine lui faire réussir cette monumentale œuvre, absolument historique de se faire couronner de la souveraineté populaire librement exprimée et reconnue par les autorités elles mêmes à travers la publication du journal officiel numéro 01 du 04 janvier 1992 de la République Algérienne. Dans l’absolu, ce fut une première dans notre pays, fut elle si éphémère. Elle fut détruite par le droit de la force sous couvert du fallacieux slogan de ‘‘la sauvegarde de l’Algérie’’ au prix incommensurable de la valeur, si une valeur pouvait être attribuée aux centaines de milliers de morts, de blessés, de disparus, de déportés, d’emprisonnés, de torturés, d’handicapés, de veuves, d’orphelins, aux déchirures et meurtrissures de la société algérienne, à la destruction de l’économie, à l’abondant de la souveraineté nationale aujourd’hui lamentablement réduite au droit à la ‘‘préemption’’ par une janviériste affirmée et enfin, à la source de tous les maux, la consécration de l’informel politico-économique à la tête du pays, qui fut si dévastateur de par ailleurs.

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Menace réelle ou simple coïncidence ?

Vendredi 16 octobre 2015, 23h45. Ce petit quartier sur les hauteurs d’Alger  était calme, paisible. A la télé, une chaine algérienne privée déroulait la déclaration entière du responsable du RND lorsque le cadet des garçons pénétra dans la chambre des parents sans frapper, totalement troublé. Père, ils sont venus, ils sont venus, ils sont là! disait-il montrant du doigt la fenêtre.

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L’OBSCURITE DU CHOUROUK

  Ce fut une émission d’une très grande pauvreté intellectuelle, que ce reportage sur les évènements du 05 octobre 1988 présentée par la chaine de télévision Chourouk News à l’occasion du 27ème anniversaire du sinistre massacre de Bab El Oued.

               Manipulatrice dans le montage en introduisant le témoignage d’un personnage totalement non concerné par ces évènements en l’occurrence monsieur Ramdani, occultant les volets les plus importants de ces tragiques évènements, à savoir l’historique d’une situation de faillite financière du pays, l’extrême gravité des concessions politico-économiques accordées à l’ancienne puissance colonisatrice pour bénéficier de ses garanties cofaciennes introductives au club de Paris et à celui de Londres, l’émission fut en fine, extrêmement tendancieuse quand à ses objectifs.

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UNE CATASTROPHE ANNONCEE

 

A peine quelques temps après le témoignage de BOULEMIA devant la cour criminelle d’Alger, et dans une des envolées lyriques qui émaillaient ses discours, Bouteflika surprenait ses auditeurs en tempêtant sur les agissements du ‘‘fumeur de cigares’’. Ce dernier (fumeur de cigare) et Rab Edzair bien sur, ne faisait qu’un. Bouteflika ne pouvait ouvrir gratuitement les hostilités avec son parrain s’il n’était pas certain de l’issue de la bataille. Il y avait donc bataille dans le sérail et Bouteflika se mettait du coté des plus forts. Il devenait alors  aisé de comprendre le retournement de BOULEMIA durant son procès et la profondeur de ses déclarations. Elles étaient dictées, comme du reste tous ses actes et paroles, par les tombeurs de Toufik. Ceci dit, l’expression Rab Edzair est elle réellement de Toufik ? La question lui est posée.

 Médiène avait prit juste le banc de touche, il ne quittait pas totalement le club pour autant, il était remplacé de fait par Smail LAMARI. Quand exactement? Comment et Pourquoi ? On ne le saura peut être jamais, tout comme le comment de son retour aux affaires en 2007 à la mort de Smail son tombeur dont les mauvaises langues assurent qu’il fut assassiné. La période 2007, 2009 ou Toufik reprit les commandes du DRS fut riche en départs à la retraite, très souvent en catimini, de jeunes officiers supérieurs et entre autre de Bachir Tartag parce que tous très proche de feu Smail. Effet de retour du boomerang, pratique très courante dans ce milieu.

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